Dimanche 26 août 2007 7 26 /08 /Août /2007 08:37
Hannibal observait de son oeil valide le positionnement des troupes adverses.
- Il paraît qu'ils ont des cavaliers tous recouverts de fer, dit Hasdrubal son aide de camp.
- Oui, et de plus ils se considèrent eux-même comme appartenant au Sacré Empire Romain Cimbro-teutonique! renchérit Maharbal.
- Si ce sont des Romains, nous allons les écraser, conclut Hannibal.
De fait, deux heures après, le champ de bataille était jonché des cadavres de l'armée habsbourgeoise. Les pertes carthaginoises avaient été négligeables.
Le général malheureux étant le rédacteur de cette chronique, nous observerons le déroulement de la bataille de son point de vue.
A gauche, quelques arbalétriers. Au centre, une masse de piquiers de qualité moyenne. A droite, quelques chevaliers protégés par un écran de tirailleurs. Derrière tout cela, une petite réserve de chevaliers pour se porter là où ça chauffe.
Le positionnement carthaginois était le suivant:
A gauche, cavaliers celtes et numides. Au centre, infanterie ibère et élite lybienne appuyée par de nombreux tirailleurs. A droite, cavalerie celtique et numide, plus des éléphants.
Le but du joueur habsbourg était d'assaillir le centre avec une supériorité numérique, et de briser les celtes à l'aile droite avant l'intervention des éléphants. Malheureusement, si les celtes engagèrent le combat en état d'infériorité, ils furent vite rejoinds par les éléphants et les numides qui firent de la bouillie de chevaliers.
A gauche, une charge de la cavalerie punique balaye les arbalétriers. La réserve se positionne pour attaquer les puniques de flanc, mais ceux-ci réagissent très vite et empèchent la confrontation. 
Au centre, les piquiers allemands parviennent au contact et subissent de lourdes pertes. Une division, forcée de tenir les numides en respect, commet l'erreur de présenter son flanc à l'élite libyenne qui ne se le fait pas dire deux fois et use de sa mobilité supérieure pour écraser ladite division.
Score sans appel.
Hannibal venait de remporter une grande victoire. Ceux qui n'étaient pas morts se hâtaient de disparaître avant d'être pris en chasse par les numides.
- Marchons-nous sur Vienne? hasarda Maharbal.
- Non, répondit Hannibal. Nous allons à Salzbourg. Il paraît qu'il y à là un musicien remarquable.
Et comme chacun le sait, la musique adoucit les moeurs. De là à dire que les troupes d'Hannibal perdront toute combativité...
Par vincent.winling - Publié dans : Wargame
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